« Peaux Echappées » Cindy Marie-Nelly :: Romancière Guadeloupéenne::

En ouvrant ma boite aux lettres ce jour là, j’ai reçu une jolie surprise, un roman  au titre évocateur: « Peaux Echappées ».

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Sans tarder, lignes après lignes, me voilà immergée dans une saga familiale sur quatre générations. Des parcours de vies, de femmes hors du commun, des femmes de caractères. L’histoire commence en Guadeloupe avec l’abolition de l’esclavage. Deux femmes nouvellement affranchies semblent liées à des trajectoires aussi surprenantes que cocasses. Le temps semble n’avoir aucune prise sur le lecteur, des personnages multiples se dévoilent (*le sénégalais, l’amoureux d’une des protagonistes dont on ne saura jamais le nom), chaque chapitre annonce de l’espoir, des doutes, de la désillusion, des envies, des peurs et bien plus encore… 

Je me suis laissée porter par ce roman, haletant, touchant et surprenant ! L’auteure a réussi son pari, nous faire voyager dans le temps, sans jamais nous faire perdre le fil. Et si toutefois la confusion s’installe chaque chapitre avec sa légende nous replace le contexte, l’époque et nous voilà repartie dans cette épopée. Elle nous propose une narration authentique et fluide, des sujets qui nous parlent, qui évoquent la Guadeloupe d’Antan, la banlieue Parisienne, le Sénégal, la vie de déracinés, les « moun a peaux chapé ». …

4 Vrais raisons de lire Peaux Echappées

  1. Une plume fraîche et décomplexée. Des sujets  sensibles sont abordés avec finesse, acuité, sensibilité et un brin de fantaisie.
  2. Un vent de fraîcheur, le dépaysement est garanti!
  3. L’intrigue et le dénouement sont inimaginables!
  4. Les femmes sont à l’honneur avec la manière….bref, je n’en dirai pas plus!

 

Premier roman de Cindy Marie-Nelly aux éditions Ibis Rouge, découvrez une saga familiale mêlant malédictions et déveine à travers les générations.

Pour Rose, Sarah et les autres, aimer ou être aimées appelle larmes, cris et sang. Toutes ces femmes semblent partager un même destin mais tentent désespérément de connaître le bonheur par delà ce qui semble être une fatalité. Parce qu’être heureux ça se décide et qu’aimer ne tient qu’à sa propre volonté. Les unes après les autres, souvent dans la douleur,elles devront vivre malgré tout et malgré le poids des mots…

Qui est Cindy Marie-Nelly?

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© Gérald Marie-Nelly

Née à Paris, Cindy MARIE-NELLY a partagé son enfance entre la banlieue parisienne et la Guadeloupe où elle est partie vivre à la veille de son adolescence. Elle retrouve la Métropole pour ses études supérieures. Elle se spécialise en Littérature Francophone à La Sorbonne, décide, pour le plaisir, d’emprunter les sentiers tracés par les auteurs qu’elle admire. Elle continue à écrire, par passion, lorsque sa carrière d’enseignante au secondaire débute, espérant insuffler le goût des Lettres à ses élèves autant qu’à ses lecteurs. Elle vit maintenant avec sa famille à Londres où elle enseigne dans un établissement français.

(Source: http://www.peauxechappees.com)

Donnons maintenant la parole à Cindy Marie-Nelly: 

Comment t’es venue l’envie d’écrire? « J’ai encore du mal à me penser « écrivain ». Je me considère surtout comme une lectrice avide depuis l’enfance. L’envie d’écrire m’est venue de l’envie de lire encore et toujours plus de belles histoires : Pourquoi ne pas m’en raconter moi-même? J’écris depuis toujours! Au collège déjà cela a commencé par des petites nouvelles. Sûrement un manque dans ma collection de livres, l’envie d’écrire un livre que j’aimerais lire et dans lequel je me reconnais. J’ai été fortement influencée par la littérature antillaise et la littérature anglaise. Je voulais apporter une forme de légèreté avec un rythme différent dans chaque chapitre, plus de personnages, car nous ne sommes pas toutes des femmes photo mitan, j’avais également envie de montrer différentes figures. »

Comment définirais-tu ton style? « J’essaie de produire un texte à la fois accessible et poétique. Je veux éviter de me lancer dans une prose trop alambiquée et j’aime penser que mon style est relativement moderne sans pour autant perdre de sa recherche. Je veux que le lecteur puisse facilement se perdre dans le texte, le lise comme on regarde un beau film. Il n’y a pas de description pendant 5 pages, l’histoire c’est ma priorité. »

Et quelles  démarches as-tu entrepris pour éditer ton ouvrage? « Je réalise à quel point j’ai eu de la chance. J’ai décidé de sauter le pas en septembre 2015 et ai imprimé une quinzaine d’exemplaires de Peaux Échappées, envoyé à une quinzaine d’éditeurs et ai essuyé une dizaine de refus (ou d’absences de réponse) MAIS j’ai eu très rapidement deux réponses positives. Mon éditeur (Ibis Rouge) est spécialisé en littérateur caribéenne et a su parfaitement respecter mon oeuvre et mon projet, là encore, j’ai beaucoup de chance. Le monde de l’édition peut être particulièrement difficile, et je crois qu’il est essentiel de trouver un partenariat dans lequel on se sent bien : un roman, à mes yeux, est un peu comme un enfant pour son auteur, difficile de s’en détacher. »

Le Top 6 de ses auteurs préférés :

  • Maryse Condé « Moi, Tituba sorcière »: Elle a eu l’impression de voir un film d’horreur qu’elle aurait sûrement vu/lu un peu trop jeune. Elle reconnaît qu’il faut du courage pour le lire. L’aspect « ensorcelant, hypnotique » de cette lecture l’a fasciné.
  • Roy Lewis « Pourquoi j’ai mangé mon père »: une vraie réflexion philosophique, nature & culture. L’importance de l’humour chez Roy Lewis. 
  • Game of throne: particularité la narration et les personnages multiples.
  • Patrick Chamoiseau « Enfance créole »: un autre regard sur la vie en Guadeloupe. Cet ouvrage lui a permis de comprendre mais surtout d’apprécier la société antillaise. 
  • Emile Zola « Nana »: un grand classique, lu dans le cadre de ses études, ce qui l’a marqué, la figure d’un personnage féminin.
  • Chimamanda Ngozi Adichie « Hibiscus Pourpre » « Americanah »: elle y voit de grandes similitudes entre la société du Lagos et la Guadeloupe . … J’ai adoré l’histoire d’une africaine expatrié et le retour au pays natal!

Comment en es-tu arrivé à ce titre « Peaux échappées »? « J’avais ce titre en tête depuis le début, je tenais à souligner la traduction littérale de cette expression courante aux Antilles « peaux chapées ». Qui renvoie également au mythe de la chabine. J’avais envie que les gens cherchent à comprendre la genèse de cette expression. d’où ça vient? Les inciter à porter un autre regard différent, nouveau sur la chaire. « 

Un conseil aux futurs lecteurs? « Il y en a pour tous les âges, goûts et styles. On se retrouve forcément dans un des personnages. Un bon moment d’évasion avec une belle surprise à la fin! » 

 Livre disponible depuis le 5 Avril 2016

Où l’acheter?

IBIS ROUGE: http://www.ibisrouge.fr/fr/livres/peaux-echappees
FNAC: http://www.livre.fnac.com/a9644942/Cindy-Marie-Nelly-Peaux-echappees
AMAZON: http://www.amazon.fr/Peaux-%C3%A9chapp%C3%A9es-Cindy-Marie-Nelly

Comme il est appréciable de voir cette jeunesse guadeloupéenne, innovante et dans l’action. Cindy a relevé son défi avec brio et son 1er roman n’a selon moi, rien à envier à ses confrères de la littérature antillaise.  

peauxechappees.com

Article: Tyitelle

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